Crossing Guard – Sean Penn – 1995 – Critique de film

par randomearjoy

J’ai peur de la tronche de Jack Nicholson, et David Morse ne m’avait pas laissé un souvenir très sympathique dans son rôle de fouille caca professionnel dans House M.D.. Cependant, j’ai toujours été fascinée par Sean Penn et par sa virilité menaçante et sensible. Dans Crossing Guard, Penn est derrière la caméra (producteur et réalisateur), et, Monsieur, j’aime beaucoup ce que vous faites.

Avant que je ne l’omette par jalousie, je voudrais aussi mentionner la magnifique Robin Wright (future Madame, puis ex-Madame Penn, pas étonnant qu’il soit tombé sous le charme) qui nous dévoile en passant une beauté tout simplement inouïe. Superbe.

C’est l’histoire d’un père (Nicholson) bouleversé par la mort de son enfant, fauchée par un imbécile beurré au volant (Morse) il y a six ans de cela… Il n’attend qu’une chose; que cette enflure sorte de prison pour pouvoir lui rendre la monnaie de sa pièce. Démarre alors une de ces histoires dures et magnifiques à la fois.

En voyant l’affiche du film, je m’attendais à voir un vieux thriller mafieux se déroulant essentiellement dans le noir, avec des fusils et des poings américains. Il n’en n’était rien, le film retrace une histoire sombre et triste au moyen d’images colorées et réalistes. J’ai beaucoup aimé ce contraste absurde entre l’horreur de la situation, la dépression du père, l’homicide, la culpabilité, la revanche, et le ridicule, les tons pastels, l’amour. 8,5/10

Publicités